Argent : je t’aime moi non plus

5 février 2017 | Articles

J’ai récemment été amené à interroger sur les raisons de l’ambiguïté du rapport à l’argent dans notre société : les réponses ont été simples et limpides. Je les transmets car elles concernent énormément de monde. L’argent est associé à l’abondance. En effet, il serait très difficile en France, au 21ème siècle, d’accepter l’abondance matérielle dans notre vie tout en rejetant l’argent. On peut remplacer le terme abondance par confort ou sérénité matérielle, non seulement se sentir en sécurité, mais se sentir libéré de toute pression financière, libre de rêver et d’avoir des projets dans la matière. Abondance, dans mes mots, ne signifie pas trop-plein, débauche de biens ni matérialisme, mais résonne avec le mot Harmonie.
J’ai découvert, et ça n’est pas une surprise, que l’argent est intimement lié au pourvoir : plus on possède de richesses, plus on est écouté et obéi, plus on peut agréger de monde autour de soi. Or dans l’inconscient collectif, le pouvoir doit être légitime, réservé aux personnes sages, compétentes, reconnues pour leurs capacités à exercer leur fonction tout en gardant à l’esprit le bien commun. L’accumulation de richesses a permis à beaucoup d’accéder au pouvoir sans avoir les qualités fondamentales requises. Du coup, le raccourci est fait et voici le péché vénal originel : l’accumulation d’argent salit ceux qui le possède, corrompt leur entourage, et posséder beaucoup de richesse est susceptible de faire de nous une « mauvaise » personne. Qui parmi nous souhaite être une mauvaise personne ? L’agent étant une nécessité dans notre vie, l’inconscient a trouvé un compromis pour rester une « bonne » personne tout s’accordant un certain niveau de richesses : on gagne de l’argent mais ça n’est pas QUE pour nous, c’est surtout par altruisme, pour le bien de nos proches. Avoir des enfants et leur offrir les meilleures conditions de vie possible est un excellent contrepoids. Et pour les autres… il est toujours possible d’être très généreux avec son conjoint, ses amis, ou bien de donner à des œuvres de charité. Le fond du problème reste de devoir se justifier intérieurement et face à la société du fait de mener un train de vie aisé et en plus d’avoir à expier pour cela. Pour ceux qui n’ont pas un centime en poche, et ils sont trop nombreux, soyez « rassuré », vous souffrez de ce manque mais vous êtes socialement dans le camp des « bons ». Maigre consolation. Je vous laisse imaginer toutes les implications qui en découlent. Il est temps de prendre en compte ces grandes lignes, de voir si elles résonnent en vous et si d’autres problématiques plus personnelles y sont liées, et enfin de faire le grand ménage sur cet énorme conditionnement sociétal. « Là-haut », ils ne comprennent pas ce qui nous arrive et je cite : « L’abondance c’est l’amour manifesté dans la matière »… A méditer. Nicolas Keller. Le 05-02-2017

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